Tour de Bretagne : Jour 20

Tour de Bretagne : Jour 20

Distance parcourue : 22 km

Aujourd’hui, c’est direction Redon !
Après deux petites heures de rame, Françoise et Henri me rejoignent pour manger avec moi. Il faut dire que c’est sympa comme port Redon. Je traîne avant de repartir car le vent de face souffle à plus de 35km/h. Je veux éviter de m’épuiser pour rien. Je prépare tout mon matériel pour être capable de naviguer de nuit. Je pars enfin à 19h30.

A cette heure-là, le vent est tombé, et on peut dire que je trace ! Cette stratégie sera payante. La nuit tombe et le canal s’apaise. Il n’y a plus une ride sur l’eau et le soleil commence à disparaître pour laisser place à un nuit brillante dans un ciel sans nuage. Nul besoin d’allumer ma frontale.

La vilaine se réveille, ça grouille de vie sous ma planche, l’eau bouillonne par endroits, les poissons sont en chasse et ils ont de quoi faire avec tous les insectes qui traînent au-dessus de l’eau.

Tout à coup, j’aperçois un silhouette blanche sur l’eau. Pourvu que ce soit pas un cygne… Mais pas de chance, c’est une famille de cygnes, dont une femelle et ses trois petits, et un mâle qui monte la garde.

Je me trouve à une centaine de mètres quand le mâle commence déjà à faire le beau pour m’impressionner. Je comprends que je vais avoir du mal à passer.
Les cygnes ont un sacré bec dressé en haut de leur mètre cinquante. Le mâle doit faire environ 15 kilos.

Soudainement, il me charge ! Il déploie ses ailes comme s’il voulait décoller… sauf qu’il vient droit sur moi ! Si, par chance, j’évite de me prendre le coup de bec, je finirai tout de même à l’eau vue sa vitesse, son poids et son envergure. Je me mets alors à hurler plus fort que lui et à faire de grands mouvements vers l’avant avec ma pagaie.

Le mâle s’arrête à environ 4 mètres de moi et dessine des ronds de plus en plus proches. Je n’ai évidemment pas envie de lui taper dessus alors je rebrousse chemin. Je remarque qu’ils se laissent dériver avec le courant. Je décide de mettre le pied à terre et les laisser passer. Je me dis que je pourrai finir plus tard les 5 km qui me séparent de Besle. Mais c’est un va-et-vient qui commence et qui va durer plus d’une heure. Il descendent puis remontent, avant de redescendre, avant de disparaître… Je repars et les distingue de nouveau plus haut. Je m’arrête de nouveau.

Il est maintenant 23 h et je suis fatigué de jouer à ce petit jeu. Je partirai demain à l’aube, ce sera plus efficace.

Je m’amarre à la rive et sors rapidement de quoi dormir en me faisant attaquer par les moustiques. Vivement que je me mette au lit.

#DeboutPourMaPlanète

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