Tour de Bretagne : Jour 1

« Maxime Mergalet devait initialement partir de Saint-Malo samedi 8 juin, journée mondiale des océans, pour un tour de Bretagne en paddle. A cause de la tempête Miguel, le jour du départ a été retardé. Maxime est finalement parti dimanche 16 juin 2019. Un premier test grandeur nature pour ce jeune sportif de 24 ans qui projette une expédition en Arctique. »

 

Après 5 mois de travail pour fabriquer le stand-up paddle d’expédition polaire dont je rêvais depuis longtemps, j’ai pris le départ depuis Saint-Malo du Havre de Rothéneuf à marée haute. Je tenais à partir pour le World Ocean Day, c’est chose faite, étant pourtant conscient de la météo peu clémente.

Nous avons perdu hier 3 hommes de la SNSM. Ne souhaitant pas faire prendre plus de risque à nos sauveteurs, j’ai décidé, malgré mon envie d’aventure, de reculer mon départ. En plus de la météo, mon prototype avait certains défauts techniques que je me dois de corriger pour avoir l’embarcation la plus fiable possible.

 

Jour 1 :

Distance parcourue : 42,4 km
Temps d’effort : 10 h

Avec une veille de départ un peu chaotique, j’ai eu peur de devoir, une nouvelle fois, repousser le départ à cause de la chute du paddle depuis la remorque.

Malgré un départ précipité, je me suis bien amusé à travers le passage de la Pointe du Grouin, puis jusqu’à Saint Malo où ça a pas mal glissé. La baie de Saint Malo est véritablement immense. J’aurais d’ailleurs aimé prolonger mon voyage dans la baie pour m’amuser un peu et visiter l’île Cézembre. J’ai croisé son phare dont j’ignore encore le nom, avant de rejoindre l’archipel des Hebhiens dont on m’avait tant vanté la beauté. Je n’ai pas été déçu du voyage !

En arrivant sur la dernière île, je me dis que je pourrais y dormir. J’en profite pour trouver un coin à l’abri des touristes, avant de retourner à mon paddle. N’ayant plus assez d’eau, je dois regagner la terre et le port de St Cas. J’y rencontre deux serveurs super cool dont un qui me raccompagnera jusqu’à la calle pour filmer mon départ.

Quelques kilomètres plus loin, à terre, je vois une silhouette qui m’attend en haut de la falaise à côté du sémaphore. C’est Paul, un jeune du triathlon de Sartrouville, qui vient me retrouver dans une crique où je ne peux accoster. Il m’invitera à passer la nuit chez sa grande tante, un repos qui sera sans doute très bénéfique pour la suite. En attendant on mange nos pâtes et notre fondant au chocolat !

Un grand merci à Julien Moreau – Eco Aventurier et sa mère qui m’ont généreusement accueilli toute la semaine dernière, et qui auront pris soin de moi sans se ménager. Un départ heureux et encourageant !

#DeboutPourMaPlanete

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